façades #3 zachariegaudrillot-roy.com
façades #3
La façade est la pre­mière chose que l’on voit, c’est la sur­face d’un bâti­ment. Elle peut être impo­sante, super­fi­cielle, ou encore évoquer une cer­taine sécu­rité urbaine.

J’ai tou­jours aimé par­cou­rir la ville, errer au fil des rues, obser­ver et ima­gi­ner ce qui se cache der­rière les murs... une lueur der­rière un volet entrou­vert, un bruit à tra­vers une fenê­tre, des rires et des larmes, ano­ny­mes, comme un numéro sur une porte. Tout peut paraî­tre étranger, faire naître l’angoisse comme la curio­sité. Il s’agit là d’une errance dans une ville que l’on ne connaît pas, d’une pre­mière ren­contre où tout est à cons­truire.

Que se pas­se­rait-il si nous res­tions sur cette pre­mière vision ? Si du quo­ti­dien de l’ « autre » n’en res­sor­tait qu’un décor ?

Ici, je n’ai pas for­cé­ment voulu y appor­ter une réponse, mais plutôt évoquer une sen­sa­tion qui serait propre à chacun. Une vision d’un monde inconnu qui ne serait qu’une image, sans espace intime, l’appa­rence pour seul refuge.

Dans cette série, je me suis inté­ressé à cette sur­face archi­tec­tu­rale à tra­vers des bâti­ments dont la façade est éclairée par un ou plu­sieurs lam­pa­dai­res, de nuit, inten­si­fiant l’idée de décor urbain.

Artificiel ? Pas uni­que­ment à mon sens. La lumière qui éclaire ces bâti­ments force à s’inté­res­ser à l’archi­tec­ture et ce qu’elle abrite, et le fait de ne faire res­sor­tir que la façade par l’uti­li­sa­tion de l’outil numé­ri­que est pour moi une volonté de ne mon­trer que cette sur­face, cette pre­mière vision ame­nant à s’inté­res­ser au sujet, pous­sant à la curio­sité.
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